BIG DATA / OPEN DATA

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Cette semaine je vais vous parler du Big data et aussi de l’Open data.

Et oui, les données on en parle de plus en plus et elles sont de plus en plus présentes dans notre quotidien.

Les données : certaines sont visibles, quand vous communiquez votre géolocalisation dans vos publications Facebook ou encore sur Twitter ou Instagram.

Et certaines invisibles. Quand vous cherchez à changer de téléphone et que vous fouillez les sites marchands à la recherche du modèle idéal. Vous allez vite vous rendre compte que tous les sites que vous allez visiter ensuite vont vous proposer des publicités avec ce même téléphone. Et oui, le web observe vos habitudes d’achat et par gentillesse vous aide à conclure. On peut aussi se demander si ce n’est pas de la publicité ciblée pour vous forcer la main.

De plus il faut savoir. Nous produisons de plus en plus de données. On en fabrique tous les jours en publiant sur Facebook, en écrivant des Tweetes, en utilisant nos smartphones, en consommant ou en se déplaçant.

Et bien, c’est quoi une données ou des données ?

Il faut bien dissocier la donnée de l’information. Par exemple, si je vous dis, aujourd’hui la température et de 6°C, que le ciel est nuageux et que le taux d’humidité est de 74 %, ce sont des données. Contrairement, si je vous dit, il fait beau mais un peu froid c’est de l’information.

Vous comprenez la différence ?

Donc, comme je vous le disais, les données sont tout simplement des chiffres ou des lettres placées dans des tableaux avec des colonnes et des lignes. Ces tableaux doivent pouvoir être interprétées de manière automatique par des ordinateurs ou des serveurs.

Et c’est justement parce que ces serveurs peuvent les comprendre et les croiser les uns avec les autres qu’il faut être vigilant sur nos publications et nos habitudes.

C’est ce qu’on appelle le BIG DATA (DATA pour données et BIG pour en masse).

Il faut reconnaître que le plus souvent ces données sont au service des gens. Comme par exemple pour faciliter les accès au parking ou aux bus : quand l’arrêt de bus vous informe du temps qu’il reste avant que le prochain arrive et bien ce sont des données, et c’est bien utile … surtout quand il pleut !

Pour que ça fonctionne, il y a la géolocalisation du bus, les données géographiques des rues de votre ville, les horaires de bus, voir même le conducteur peut déclarer qu’il est en retard aux arrêts précédents.

Comme ça vous saurez si vous allez continuer à vous faire tremper par la pluie.

Le problème avec ces Big Data. De temps en temps certaines entreprises ou même des personnes mal intentionnées peuvent utiliser vos données à des fins commerciales.

Par exemple on pourrait imaginer que nos données quotidiennes sont utilisées par des assurances pour nous faire payer des tarifs différents selon nos habitudes et surtout nos mauvaises habitudes.

  • Vous fumez, vous payez plus cher ;
  • Vous ne marchez pas beaucoup, vous payez ;
  • Vous Mangez des Kebabs tous les midis, vous payez très très cher ;

Et voire même si vous ne traversez pas sur les passage piétons, alors là, vous payez le maximum.

Mais comment ils peuvent récupérer ces données ? vous allez me dire.

Et bien c’est votre téléphone qui, tout le temps connecté à Internet avec des applications ouvertes, envoie des informations en permanence. Votre téléphone vous géolocalise quand regardez votre GPS, votre téléphone sait exactement à quelle heure et combien de temps vous jouez à Candycrush et aussi combien de SMS vous envoyez et à qui.

Bon il faut être vigilant mais pas parano non plus.

Comme je l’ai dit au début, il y a aussi l’OPEN DATA, DATA pour données et OPEN pour ouvertes.

En parallèle à ça, il existe un mouvement en France et partout dans le monde qui consiste à dire si des données sont produites ou récoltées par un service public (comme par exemple une mairie). Et bien n’importe qui peut y avoir accès, que vous soyez étudiant pour faire un mémoire, une entreprise ou tout simplement citoyen.

À condition que ces données soient anonymes, bien sur.

Par exemple vous pouvez très bien aller à la Mairie demain matin et demander la liste des prénoms donnés aux enfants nés en 2015 à Poitiers. On vous donnera une liste sur papier mais on peut également vous copier le tableau des données sur votre clé USB. Vous allez pouvoir par la suite faire des infographies pour montrer les prénoms les plus donnés ou alors les croiser avec les données géographiques pour voir quels prénoms sont le plus souvent donnés par quartier.

Et bien ça, c’est l’OPEN DATA.

À Grand Poitiers on ouvre depuis maintenant plus d’un an certaines données comme par exemple sur les transports et l’accessibilité.

Et le CRIJ en collaboration avec le collectif de citoyen « Poitiers Numérique », organise des soirées régulièrement avec des entreprises ou des associations pour comprendre comment ça marche, ce qu’on peut faire avec ces données et comment les mettre en scène pour quelles soient plus compréhensibles par tous. Ces soirées ont le joli nom d’Infolab.

Et peut-être bientôt une application pour géolocaliser les toilettes publiques à Poitiers, pourquoi pas !

Pour en savoir plus et suivre l’actualité de l’OPEN DATA à Poitiers allez sur www.poitiers-numerique.fr

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